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ACTUS 19.07

Equity

Indices US

La semaine a été rythmée par un rebond technique en début de période, porté par une reprise des semi-conducteurs après le fort décrochage de la semaine précédente, Alphabet progressant notamment sur des rumeurs de puce serveur intégrant Gemini visant à améliorer l’efficience de l’IA et à soulager les contraintes de capacité de calcul. Ce sursaut a toutefois été de courte durée : la publication des résultats trimestriels d’Alphabet et de Tesla jeudi a fait plonger le S&P 500 de 1,21 %. De plus, le Nasdaq a été plombé par un repli de 7 % d’Alphabet et de 14 % de Tesla à la suite de leurs publications, dans un contexte où la hausse des prix du pétrole liée à l’escalade au Moyen-Orient pesait également sur le sentiment. Le Dow Jones a cédé pour sa part 506,93 points (-0,97 %) à 51 711,65.

Vendredi, la reprise des hostilités au Moyen-Orient a confirmé chez les investisseurs l’absence de porte de sortie au conflit américano-iranien, le pétrole repassant au-dessus de 100 dollars et le marché obligataire envoyant des signaux d’alerte sur les anticipations d’inflation. La semaine s’est finalement soldée par une clôture négative, avant un rebond en tout début de semaine suivante porté par l’apaisement géopolitique : le Dow Jones a gagné 236 points (+0,46 %), porté par Salesforce, IBM et Apple, tandis qu’American Express, Honeywell et Goldman Sachs figuraient parmi les plus fortes baisses, et le S&P 500 a progressé de 0,57 %.

La saison des résultats du T2 a été le véritable catalyseur de la semaine. Sur Tesla, les dépenses d’investissement du deuxième trimestre ont atteint 5,8 milliards de dollars, générant un free cash-flow négatif de 1,1 milliard, Elon Musk qualifiant 2026 d’« année de capex massif », un discours qui n’a pas suffi à rassurer le marché avec une chute de 12 % du chiffre d’affaires, la plus forte baisse en une décennie. Chez Alphabet, malgré une croissance de 10 % du chiffre d’affaires publicitaire tirée par l’IA, le marché s’est focalisé sur la trajectoire du capex, Wolfe Research ayant souligné en amont que le montant des dépenses d’investissement du trimestre et le guidage pour le reste de l’année importeraient davantage que les résultats eux-mêmes. IBM a de son côté déçu en abaissant ses prévisions de croissance annuelle du chiffre d’affaires à une fourchette de 4-5 %, contre 5 % précédemment, pénalisé par une baisse marquée des ventes de systèmes mainframe pour data centers.

Du coté de l’énergie, on a pu observer une superformance sur la semaine, portée par la remontée des cours pétroliers, tandis que le narratif “infrastructures IA” continue de se dégrader.

Matières Premières (Commo)

Pétrole

Semaine extrêmement volatile sur le pétrole, entièrement dictée par l’escalade militaire américano-iranienne. En milieu de semaine, les Etats-Unis ont mené une 13e journée consécutive de frappes contre l’Iran, tandis que les rebelles Houthis, soutenus par l’Iran, ont revendiqué des attaques contre des installations liées à Saudi Aramco sur les ports de Jizan et Yanbu en mer Rouge. Du côté de l’offre, le Caspian Pipeline Consortium a suspendu ses chargements de brut à son terminal de la mer Noire après des attaques de tankers, perturbant environ 80 % des exportations pétrolières du Kazakhstan, poussant certains acheteurs asiatiques à envisager un contournement des exportations saoudiennes par le canal de Suez.

Dans ce contexte, le Brent a franchi la barre des 100 dollars pour la première fois depuis fin mai, avant de terminer en repli sous 98 dollars vendredi tout en restant en hausse de plus de 12 % sur la semaine. La trêve annoncée entre Washington et Téhéran en fin de semaine a ensuite entraîné un net dégonflement de la prime de risque : le Brent est revenu vers 90 dollars le lundi suivant, effaçant une partie des gains de la semaine précédente, une dynamique confirmée par Trading Economics qui note que les cours ont certes reflué mais sont restés nettement supérieurs à leur niveau d’avant l’escalade des frappes ayant perturbé le trafic de tankers dans le Golfe persique et en mer Rouge.

Or

L’or a suivi une trajectoire inverse, jouant pleinement son rôle de valeur refuge sur la première partie de la semaine avant de se stabiliser avec l’apaisement géopolitique. Il est repassé au-dessus de 4 100 dollars l’once lundi, la pause dans les combats américano-iraniens ayant fait reculer les prix du pétrole et réduit les craintes inflationnistes à l’approche de la réunion de la Fed. Le marché reste toutefois techniquement contraint : l’or évolue dans un range de 4 000 à 4 200 dollars depuis fin juin. Un analyste de Global X cité par la presse souligne d’ailleurs qu’une résolution significative entre Washington et Téhéran serait nécessaire pour permettre à l’or de sortir de ce corridor 4 000-4 200 dollars, la persistance du conflit maintenant des rendements et des anticipations d’inflation élevés qui plafonnent toute avancée. La reprise des frappes en milieu de semaine avait d’ailleurs fait bondir les probabilités d’une hausse des taux de la Fed en septembre à environ 82 % dans les contrats à terme sur fed funds, avant le reflux observé en toute fin de période.

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Raphaël Chouraqui

Raphaël Chouraqui

Rédacteur

Passionné d'économie et de finance de marché. Raphaël apporte son expertise dans le décryptage des cycles macroéconomiques et participe à la rédaction des analyses d'Horacle Capital.

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