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Contexte global :

  • La FED reste indécise entre lutte contre l’inflation et soutien à l’emploi, favorisant un dollar fort porté par l’énergie.
  • La BCE adopte une posture prudente, surveillant un choc inflationniste exogène lié à la dépendance énergétique.
  • Le Japon et les États-Unis ont réalisé une intervention inédite pour soutenir le yen face à une chute historique.
  • La livre sterling demeure sous pression, partagée entre des anticipations de taux élevés et des risques de ralentissement.
  • Le franc suisse s’impose comme nouvelle devise de financement privilégiée, détrônant un yen devenu trop volatil.

Calendrier semaine à venir (events importants) :

Date Weekday Heure Devise Événement Valeur prévue / indiquée
01/08/2026 Samedi Toute la journée - Réunions OPEC-JMMC All
02/08/2026 Dimanche 08h38 CHF CPI m/m (Suisse) -0.1%
03/08/2026 Lundi 08h38 USD ISM Manufacturing PMI 54.0
03/08/2026 Lundi 08h38 USD ISM Manufacturing Prices 70.0
04/08/2026 Mardi 08h30 USD JOLTS Job Openings 7.42M
04/08/2026 Mardi 08h30 NZD Employment Change q/q (Nouvelle-Zélande) 0.1%
04/08/2026 Mardi 08h30 NZD Unemployment Rate (Nouvelle-Zélande) 5.4%
05/08/2026 Mercredi 08h00 USD ADP Non-Farm Employment Change 71K
06/08/2026 Jeudi 08h00 USD ISM Services PMI 54.5
06/08/2026 Jeudi 08h00 USD Unemployment Claims 205K

Horacle Hub Direction :

Classe d'actif Ticker (référence) Score global (OVERALL) Verdict
Forex (Dollar US / panier) DXY (indice) +4 HAUSSER (BULLISH)
S&P 500 ^GSPC +4 HAUSSER (BULLISH)
NASDAQ 100 ^NDX +4 HAUSSER (BULLISH)
Bitcoin BTC -4 BAISSIER (BEARISH)
Ethereum ETH -4 BAISSIER (BEARISH)
Or XAU / GC -4 BAISSIER (BEARISH)
Forex (autre paire / panier) non spécifié +3 HAUSSER (BULLISH)

USD :

Recap FOMC :

Cette semaine s’est tenu le FOMC, le rendez-vous tant attendu par les traders et investisseurs du monde entier. Durant cette réunion, la FED (banque centrale américaine), décide des taux, et de la politique économique à venir. Cette semaine (mercredi), le FOMC a été platonique en surface, en surface car de prime à bord, aucun changement de taux. Mais en profondeur, le chairman de la FED, ne veut plus faire de forward guidance, la FED est tranchée entre relancer l’inflation par une baisse des taux, ou amputer le marché du travail de son momentum en augmentant les taux. Car pour rappel, la FED a un double mandat: inflation/chômage. Le risque réel ici, est un risque de timing, quand bien même la croissance était solide ex ante, car les publications ultérieures, ont montré un recul net du PIB (gdp → 1.5 vs 2.3% (forecast))

La crédibilité de la FED est remise en cause, quant à ses actions pour la lutte contre l’inflation. Néanmoins, le dollar devrait continuer de surperformer, dans la mesure ou les prix de l’énergie gardent leur momentum haussier (saisonnalité de la demande).

(Nous parlerons de l’intervention sur le marché du YEN de la part des USA dans la section dédiée au Japon plus bas.)

EURO :

La zone euro a elle aussi eu droit à son lot de politique monétaire cette semaine, avec la réunion de la BCE, qui elle aussi est restée neutre sur les taux directeurs. Néanmoins, contrairement aux USA, la zone euro manque de souveraineté énergétique, et connaît une inflation grandissante, dû au conflit au Moyen-Orient, un choc exogène pur…

Pour rester bref, la BCE demeure encore sur une position hawkish, et surveille de très près les risques de “secours tour” pour l’inflation, qui pourrait prendre place dans les salaires et prix hors énergie. De ce fait, elle adopte une politique data dependent et meeting-by-meeting. Le déclencheur d’une future action sera la persistance du choc énergétique. S’il s’avère durable et qu’il ancre les anticipations d’inflation au-dessus de 2 %, elle devra resserrer encore. S’il s’atténue, elle pourra commencer à envisager des baisses.

La remontée du spread à un plus haut depuis fin 2024 signale donc une inversion de cette tendance : les taux réels américains augmentent relativement plus vite que les européens, ou les taux européens baissent relativement plus vite. La corrélation entre le spread des taux réels à 2 ans et le taux de change est mécanique : un spread qui se creuse favorise le dollar et pèse sur l’euro. Les mouvements des “swap rates à 2 ans” sont le principal moteur des variations de l’EUR/USD. Chaque point de base d’écart se traduit par une pression sur la parité.

JPY :

Le Trésor américain est intervenu sur le marché des changes le vendredi 1er août 2026 pour soutenir le yen japonais, marquant la première fois depuis 1998 que Washington et Tokyo agissent conjointement pour acheter directement la devise nippone.

Le yen avait touché son niveau le plus bas face au dollar depuis 1986, approchant les ¥164, sous la pression de plusieurs facteurs : la hausse des prix du pétrole liée à la guerre en Iran 13, les inquiétudes sur la politique budgétaire expansionniste de la Première ministre Sanae Takaichi 12, et la lenteur de la Banque du Japon à relever ses taux.

Recap du rapport prévisionnel de la bank of japan :

L’économie japonaise ralentit en 2026 sous l’effet de la hausse du pétrole, mais reste soutenue par la demande mondiale liée à l’IA, les mesures gouvernementales et des conditions financières accommodantes. Une reprise modérée est attendue à partir de 2027.

L’IPC va nettement dépasser 2 % à partir de la seconde moitié de 2026 (porté par l’énergie, la faiblesse du yen et les prix des semi-conducteurs), avant de redescendre vers 2 % en fin d’horizon. L’inflation sous-jacente devrait se stabiliser autour de l’objectif de 2 % entre fin 2026 et 2027.

Les pénuries de main-d’œuvre persistent. La boucle vertueuse salaires-prix se renforce, et les anticipations d’inflation à moyen/long terme continuent de monter.

La BoJ va continuer à relever ses taux directeurs pour ajuster le degré d’accommodement, tout en surveillant attentivement les données (géopolitique, IA, changes) afin d’ancrer l’inflation autour de 2 % sans provoquer de dérapage.

GBP :

La livre sterling est actuellement soutenue par des anticipations de taux élevés et une prime de risque géopolitique, mais la BoE juge que le marché va trop loin. Le principal risque baissier pour la GBP est que les chiffres d’inflation déçoivent (ou que la croissance s’effondre), forçant la BoE à couper les taux plus vite que prévu, ce qui provoquerait une chute brutale de la livre. À l’inverse, une escalade du conflit (scénario adverse) forcerait la BoE à remonter ses taux, propulsant la GBP vers des sommets, mais au prix d’une détérioration sévère de l’activité.

CHF :

Le franc suisse détrône progressivement le yen japonais sur le marché des devises de financement. Historiquement, le JPY était la monnaie privilégiée pour emprunter à bas taux, mais la Banque du Japon a récemment entamé un cycle de hausse des taux, rendant le coût de l’emprunt en yen moins attractif. Par ailleurs, la BoJ intervient régulièrement sur le marché pour soutenir sa monnaie, ce qui crée un risque de change imprévisible pour les investisseurs. En revanche, la Banque nationale suisse (BNS) maintient des taux directeurs très bas (parmi les plus faibles des pays développés) et n’intervient quasiment jamais pour affaiblir le CHF. Résultat : emprunter en CHF coûte moins cher qu’en JPY, et surtout, cela élimine la crainte d’une appréciation soudaine du yen due à une intervention. Le CHF devient donc la “carry currency” par excellence.

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Léo Lombardini

Léo Lombardini

Trader, Économie & Quant

Passionné d'analyse des marchés et de modélisation statistique, Léo supervise l'allocation stratégique du portefeuille modèle et le développement des frameworks quantitatifs d'Horacle Capital, ainsi que la rédaction d'articles hebdomadaires.

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