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Equity (Actions)

L’accord de paix tant attendu

Le 14 juin, les États-Unis et l’Iran annoncent un accord. Le détroit d’Ormuz doit rouvrir. C’est la nouvelle que les marchés attendaient depuis des mois.

Les indices saluent immédiatement la nouvelle. Lundi 15 juin, le Nasdaq bondit de 3,07 %. Le S&P 500 gagne 1,65 %. Le Dow Jones touche un nouveau record en clôture, à 51 671 points. La prime de risque géopolitique s’efface d’un coup.

Les valeurs technologiques ont été les premières à être pricées. Nvidia avance de 3,54 %. Alphabet progresse de 2,59 %. Apple gagne 1,82 %. Microsoft suit avec 2,31 %. Les investisseurs reviennent sur les grandes capitalisations qu’ils avaient délaissées pendant le conflit.

En Europe cependant, le mouvement est plus contrasté. Le CAC 40 termine la semaine en légère hausse, à 8 384 points, mais reste à la traîne par rapport à ses voisins.

À noter du côté du CAC 40, Renault et Thales signent un accord de partenariat pour développer la munition téléopérée TOUTATIS à grande échelle, dans la continuité de leur véhicule tactique 4x4 TROOP présenté la veille.

SpaceX, deuxième semaine de cotation

SpaceX poursuit sa course après une entrée en Bourse fracassante le vendredi précédent. Le titre bondit de 19,6 % lundi, à 192,50 dollars. Mardi, l’action dépasse Amazon puis, momentanément, Microsoft. Elle devient un temps la quatrième entreprise la mieux valorisée au monde.

Dans la foulée, SpaceX annonce vouloir racheter Anysphere, l’éditeur du logiciel d’IA Cursor, pour 60 milliards de dollars. L’objectif affiché : renforcer sa présence sur le marché de l’intelligence artificielle destinée aux entreprises. Le message envoyé au marché est clair, la société ne veut pas se limiter au spatial.

La fête est de courte durée. Trois séances plus tard, le titre recule de plus de 16 %. Lundi 22 juin, il chute encore de plus de 16 % en intraday, sa pire séance depuis son entrée en Bourse, entraîné par un dégagement plus large sur la tech. SpaceX reste malgré tout 31 % au-dessus de son prix d’introduction, preuve que le momentum de fond n’a pas disparu.

Matières Premières (Commo)

Pétrole : l’accord de paix fait chuter les prix

L’annonce de l’accord Iran-États-Unis fait l’effet d’une bombe sur le marché pétrolier, qui anticipait depuis des semaines une normalisation de l’offre.

Lundi 15 juin, le Brent recule de plus de 4 %, à 83,45 dollars. Le WTI cède plus de 5 %, à 80,62 dollars. La baisse se poursuit toute la semaine, le marché intégrant progressivement la perspective d’un retour des barils iraniens.

La signature officielle du mémorandum jeudi 18 juin accentue encore la baisse. Le Brent tombe sous 78 dollars. Le WTI descend vers 74 dollars, son plus bas niveau depuis début mars. Sur les six dernières séances, le pétrole recule cinq fois.

La raison ? Le détroit d’Ormuz doit rouvrir. Cette route maritime fait transiter environ 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondial. Sa fermeture partielle pendant le conflit avait fait grimper les prix bien au-dessus de leurs niveaux d’avant-guerre. Sa réouverture annonce un retour massif de l’offre sur le marché.

L’Agence internationale de l’énergie enfonce le clou. Elle prévoit une croissance de l’offre mondiale d’environ 8 millions de barils par jour entre 2026 et 2027, contre une croissance de la demande limitée à 2 millions. De quoi déboucher sur un excédent de plus de 5 millions de barils par jour d’ici 2027. Le ton des analystes devient résolument baissier, certains évoquant un retour du Brent vers 75 dollars dans les prochaines semaines.

Or (Gold)

L’or vit une semaine à contre-courant de ses standards habituels. Normalement valeur refuge en temps de crise, il se retrouve pénalisé par deux forces qui jouent paradoxalement dans le même sens : la désescalade géopolitique d’un côté, qui réduit la demande de protection, et le ton hawkish de la Fed de l’autre, qui renforce le dollar et les rendements.

Le métal recule vers 4 130 - 4 140 dollars l’once après la réunion de la Fed de mercredi. Les marchés intègrent désormais un risque réel de hausse de taux d’ici la fin de l’année, ce qui pèse mécaniquement sur un actif sans rendement comme l’or.

Le niveau des 4 000 dollars devient la ligne à surveiller pour les prochaines semaines. Une cassure nette de ce support confirmerait une pression vendeuse durable. Un retour au-dessus de 4 265 dollars signalerait, à l’inverse, un essoufflement rapide de la correction.

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Raphaël Chouraqui

Raphaël Chouraqui

Rédacteur

Passionné d'économie et de finance de marché. Raphaël apporte son expertise dans le décryptage des cycles macroéconomiques et participe à la rédaction des analyses d'Horacle Capital.

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